Photo André Fanelli

Photo de couverture Christophe Losberger.
Photo de couverture Christophe Losberger.

WEBZINE FEELING BLUES

Bi-mestriel

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ÉDITO

ALBUMS À DÉCOUVRIR

SOMMAIRE

FEELING BLUES : www.feelingblues.com
Président d'honneur : Bruce Iglauer, Fondateur et Président du blues record label Alligator Records, Chicago. Il. USA.
Co-fondateur et Président : André Fanelli.
Co-fondateur, Rédacteur en chef & Webmestre : Jean-Louis Guinochet.
Contact : feelingblues@orange.fr 

ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO :

Gilbert Béreau - Joël Bizon - Didier Blaine - Jack Blues -

André Fanelli - Catherine Foret - Eléonore Grasso - Jean-Louis Guinochet -

Jean-Pierre Kaizer - Paul Kozma - Mike Lecuyer -

 

Crédits photos :

Xavier Alberghini - Sav Anne - Gilles Béreau - Serge Bessat - Jack Blues -

Peggy Brown - Marie Claude Cote - Danovan Allen - Coralie Bordonaro -

Sandrine Boulois - Françoise Bourdon - Sylvie Bosc - Sylvie Declas -

André Fanelli - Eléonore Grasso - Jean-Pierre Kaizer - Paul Kozma - Yann Charles  Christophe Losberger - Jacques Merle - Jean-Philippe Porcherot - David Souma - Estelle"Tess"Inzani - Thierry Titouti - Bruno Vadoux - Jean-Pierre Vinel -

ÉDITO

 

 

Une vitesse de croisière pour Feeling Blues qui vous offre déjà son 10ème numéro.
Notre plus belle récompense c'est vous, nos lecteurs, dont le nombre ne cesse d'augmenter grâce au bouche à oreille puisque vous êtes notre seule publicité et donc forcément la principale raison qui est à l'origine de cette vague d'internautes qui double, voir qui triple, à la mise en ligne de chaque nouveau numéro !
Bref, au diable notre fierté, car c'est vous, par vos encouragements, vos critiques et vos conseils, qui avez participé à la construction de cette ligne éditoriale.
Puisque vous nous le demandez, nous continuerons à nous intéresser et à laisser la parole à tous les intervenants et artisans qui tissent la toile de cette grande famille du Blues et en particulier à ceux du sud de la France.
Profitez bien du printemps !


La rédaction.

 

 

 

ALBUMS À DÉCOUVRIR

HOME MAD JAMZ BLUES BAND

MISSISSIPPI HILL COUNTRY

CD BABY

1. Buy One Get One Free
2. Red Eye Flight
3. Heartless
4. Times Are Changing
5. Nothing Stays the Same

6. Let You Go
7. Mississippi Hill Country
8. If Home Is Where the Heart Is

9. So Many Tears
10. Ain't No Sunshine
11. Doing My Thing
12. Hooks
13. Love Doctor (Acoustic)


   

Un nom bizarre qui cache une entreprise familiale puisque le groupe se compose des 3 enfants de la famille Perry aujourd'hui installé à Tupelo.

Ryan, l'ainé chante et tient la guitare, Kyle, le second, gratte la basse tandis que la petite sœur Taya est derrière les fûts. Ils ont démarré vraiment gamins, fascinés par le blues de quelques "King" (B.B. & Albert) et celui de Stevie Ray Vaughan. Ils furent, en 2007, les plus jeunes participants à concourir à l'International Blues Challenge de Memphis. Ils termineront second, ce qui relève d'une belle performance, et à peine un an plus tard, ils avaient un contrat pour enregistrer leur premier CD en 3 jours (Pay me no mind). Nos trois compères étaient alors respectivement âgés de 15, 13 et 10 ans et dans une vidéo 'YouTube', on peut entendre B.B.King s'exclamer : "En 82 ans, je n'ai jamais vu quelque chose d'aussi remarquable musicalement parlant".

'Mississippi Hill Country' est maintenant leur quatrième opus et offre une heure de musique avec 12 blues électriques et un titre acoustique. On est dans les traces des R.L. Burnside ou Junior Kimbrough, les morceaux sont fortement rythmés mais la guitare n'est pas agressive et surtout qu'elle belle voix de bluesman noir possède Ryan ! Une reprise (Ain't no sunshine) et 12 morceaux originaux mes préférences vont au blues lent "Heartless", au très rythmé "So many tears" et au lancinant "Doing my thing". Je n'oublierai pas une mention spéciale pour "Love doctor" le superbe blues acoustique qui clôture la galette.

 

Gilbert Béreau

www.hmjamzbluesband.com

 

 

 

 

 

LIL'RED & THE ROOSTERS

OUT OF THE COOP !

AUTOPRODUIT. The Note Blue Productions.

Jen"Lil' Red" Milligan : chant 

Pascal Fouquet : guitare

Thomas Troussier : Harmonica

Jeff Vincendeau : Basse

Denis Agenet : batterie

Lil' Red : percussion (3,6,7,9,10,11,14)

1. Sugar Coated Love.

2. The Come Back.

3. Shake Your hips.

4. Don't Lose Your Cool

5. Slow Down

6. Hound Dog

7. Touble In My Way

8. Gritty Pretty

9. Fever

10. Sneakin' Up On You

11. Ain't Your Pet No More

12. Keep On Lovin' You

13. Touble No More

14. Why Don't Yiu Do Right

 

La rencontre, je crois, s'est faite petit à petit, d'abord Jennifer Milligan, une jeune chanteuse américaine et Pascale Fouquet, le guitariste, ont formé un duo (Jenny Lee & The Hoodoomen), puis un trio avec Thomas Troussier ? Ensuite ils ont fait appel à Jeff Vincendeau et Denis Agenet pour former la section rythmique du groupe actuel, mais peu importe !

La pochette est belle et quand je l'ouvre, d'emblée, connaissant le nom des quatres musiciens qui composent The Roosters, déjà tous connus et reconnus dans l'univers du blues depuis des décennies, sans avoir besoin d'imaginer une voix pour Lil'Red, je sais déjà que ce sera du très bon blues !

Sans surprise, le résultat est à la hauteur de mes attentes !

Dès la première écoute et jusqu'à la fin de l'album vous aurez, comme moi, envie d'aller les voir sur scène !

 

Lil'Red et son timbre de voix bien particulier et très frais sait chanter le blues, et le groupe qui la sert a le talent et la cohésion attendus.

Pascal aux guitares est totalement épanoui, Thomas est blues à souhait à l'harmonica et la section rythmique très efficace avec un brillant Denis Agenet restant ici parfaitement dans son rôle assure le socle de l'ensemble.

Tous jouent juste et simplement, et c'est parfait ainsi. Pourquoi auraient-ils voulu embellir une musique qui n'en a pas besoin ?

 

Que des bonnes reprises dans ce Out Of The Coop !, avec des interprétations personnelles des grands maîtres, Memphis Slim, Muddy Waters, Slim Harpo et bien d'autres encore, mais la vraie bonne surprise vient des trois compositions de Jennifer et Pascal, le guitariste, trois plages qui sonnent aussi bien que celles des anciens,  Gritty Pretty, Ain't Your Pet No More et Keep On Lovin' You.

 

Ils ont bien fait de sortir de la cage !

Il va faloir les suivre de très très près.

 

 

Jean-Louis guinochet

 

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LIL'RED & THE ROOSTERS
08 Gritty Pretty.mp3
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www.lilredroosters.com

 

 

 

 

 

Mr. BO WEAVIL

AS STRIVING LONESOME BULL

DIXIEFROG DGGCD8751

 

Dix compositions de Matthieu FROMONT  :

1.  I Don't Wanna Be No Rebel.

2.  You Take Da Piss Outta Me.

3.  I Don't Give A Shit.

4. Keep on Runnin'.

5.  Honey I Miss You.

6.  Big Boat Up The river. (traditional/Arr.M.Fromont).

7. It's Such A Beautiful Day.

8. I'm Not A Country Boy.

9.  An Evil House.

10.  Mr. Bo Weavil Blues.

 


Qui, dans notre microcosme, ne connaît pas le duo magique Bo Weavil, qui s'est aussi décliné en trio, puis en quartet, et bien que l'on ne pouvait pas s'imaginer que Mo Diggin dont j'ai parlé dans mon avant dernier blues de chevet, était leur dernière collaboration. 

Créé en 1994, ce gang a tourné dans toute l'Europe, et même outre atlantique, et était devenu, dans le paysage blues européen un band incontournable.

En effet aujourd'hui, son leader Matthieu Fromont, nous présente un nouvel album ou il fait cavalier seul. On espère quand même que ce Bo Weavil dont même Ben Harper avait dit tant de bien, n' est pas mort, et renaitra un jour de ses cendres, et que cette suite logique baptisée MR Bo Weavil, n'est qu'une expérience de plus. 

En solo, armé de ses guitares James Trussart, de ses stomp-boxes TchakaBoom et de ses harmonicas, l'ex Boogie Matt s'est installé dans un moulin à la campagne, et façon one man band, nous a concocté dix nouvelles compositions. Son voyage est toujours très roots, et prend sa source aux racines du blues. Mais en alchimiste avisé de la blue note, Boogie Matt y jette quelques pincées d'ingrédients plus rock, voir rap par endroit. Les gris-gris qu'il importe d'Afrique, sont la connotation world  de ce nouveau jet, qui est une réussite totale. En véritable prêcheur, proche du griot africain, Mr Bo Weavil nous irradie toujours d'un blues hypnotique ponctué de riffs d'harmonica sauvages et crades comme on les aime !

Multi–instrumentiste, Matthieu a réalisé, enregistré, et arrangé l'album.

Tout est made in France et fabriqué maison, pourtant cela sonne très afro-américain. Un opus transcendant plus personnel, plus orienté cross over qui marie des musiques dérivés du blues et l'expérience et les rencontres du passé. Comme un taureau solitaire, Matthieu Fromont fonce pleine cible vers l'avenir. Avec cet As striving Lonesome Bull, Matthieu convint, et de mon propre avis, cet album ralliera à sa cause, non seulement grand public, mais aussi les plus puristes d'entres nous.

C'est distribué sur le label à la grenouille, et ici, on pose déjà les deux pieds dans le futur de la note bleue, alors vive Mr. Bo Weavil.

Joel Bizon

BCR La Revue

http://bcr.blues-compagnie.net
www.bluesweb.com

 

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Mr. BO WEAVIL
02 You Take Da Piss Outta Me.mp3
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www.facebook.com/bo.weavil.1

 

 

 

 

 

 

CHARLIE MUSSELWHITE

JUKE JOINT CHAPEL

HENRIETTA RECORDS

Charlie Musselwhite : chant, harmonica

Matt Stubbs : guitare

Mike Philipps : basse

June Core : batterie

1. Bad Boy

2. Roll Your Money Maker

3. As the Crow Flies
4. Gone Too Long
5. It Ain't Right
6. Strange Land

7. Blues Overtook Me
8. River Hip Mama
9. Blues Why Do You Worry Me ?

10. Feel It in Your Heart
11. I'm Going Home
12. Cristo Redentor

 

Un nouveau Charlie Musselwhite est toujours un régal pour les amateurs d'harmonica et particulièrement pour ceux qui aiment le Blues de Chicago et du Mississippi. Ce Juke Joint Chapel sorti fin 2013 ne déroge pas à la règle.

 

L'enregistrement live a eu lieu en août 2012 à la Juke Joint Chapel située à Clarksdale, Mississippi, avec une qualité de son parfaite.

Sept reprises qui commencent par un très soutenu Bad Boy d'Eddie Taylor, peut-être en hommage au dernier album du feu Magic Slim, suivi de Roll Your Money Maker de Shakey Jake Harris interprété avec toute l'énergie et le feeling que ce morceau réclame.

Billy Arnold est présent avec Gone Too Long et Price Conley avec I'm Going Home. On prend aussi beaucoup de plaisir avec It Ain't Right de Walter Jacobs, joué très rapide pendant 9'40, c'est ça le live !

 

Charlie Musselwhite est bien plus qu'un simple très bon joueur d'harmonica de sa génération, il peut aussi légitimement se revendiquer comme étant l'héritier des plus grands harmonicistes qui ont joué avant lui cette musique aussi sombre que la boue du Mississippi ou aussi claire que les cieux bleus de la Louisiane.

Sans Ben Harper, avec qui il a passé pratiquement toute une année de tournée et sorti le fameux Get Up, il nous livre ici un album plus personnel avec cinq compositions dont je retiendrai le beau balancement de Blues why Do You Worry Me ?, le court et rapide River Hip Mama ou le bon shuffle de Blues Overtook Me, tous dignes de côtoyer les superbes reprises de l'album.

Du "Vrai Blues" sans Funk ni Rock ! Tiens ?

 

Jean-Louis Guinochet

 

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CHARLIE MUSSELWHITE
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CATFISH

MUDDY SHIVERS

VOLVOX MUSIC / PIAS France. Mars 2014.

Amandine Guinchard : chant, percussions et basse

Damien Félix : guitares, chant, harmonica, percussions et clavier

Musicien additionnel : Antoine Coinde : percussions, clavier, basse et choeurs

 

1. Big Shivers

2. Make Me Crazy

3. Much Better

4. Black Coat

5. Hold On

6. Catch Me

7. Have A Good Time

8. My Daddy

9. Like A Cloud

10. Not Alone

11. Old Fellow

And Bonus Track : 12. Drag You Down

 

Recevoir de l'attaché de presse BMK une enveloppe à la présentation très soignée, l'ouvrir pour découvrir un quatre pages cartonné au milieu duquel est inséré le disque de Catfish, l'ensemble encore une fois savamment imaginé avec talent et créativité par Jenny Calinon et Amandine Maillarbaux de l'Atelier de Création Graphique Rouge Poisson, donne envie de vérifier immédiatement si le contenu musical est à l'image de cette ambiance visuelle forte et volontaire, univers totalement décalé aux influences vintages dans une version modernisée pour ultra-branchés.

La production a misé sur la qualité pour propulser le couple Jurassien et, bien entendu, leur musique blues-root dépoussiérée boostée au rock-indé est encore cette fois au rendez-vous sur ce premier album, après deux EPs déjà salués par la critique.

 

Sur des textes qui abordent l'imprécision des sentiments et la difficulté des relations humaines, l'ambiance musicale, faite de feeling et d'émotion, est crée d'une part par la voix grave, douce et puissante d'Amandine, d'autre part par le son brut de la guitare et le jeu dépouillé et très énergique de Damien, tous les deux utilisant leur forte personnalité avec beaucoup de précision et d'équilibre.

On remarquera entre autres de très beaux titres comme Make Me Crazy, Black Coat ou My Daddy.

 

Un groupe dont on va encore parler et un album qui pourrait bien devenir collector tant la qualité se retrouve dans tous les domaines de sa création à l'instar des vinyles 33t. des belles années.

 

 

Jean-Louis Guinochet

 

A écouter sur le site :

www.catfish-music.com

Graphisme :

www.rougepoisson.fr

 

 

 

 

 

 

ARI BORGER & IGOR PRADO

LOWDOWN BOOGIE

AUTOPRODUIT

1.  Fat Meat & Greens

2. Newborn Shuffle (feat. Junior Watson) 

3. Joogie Boogie

4. Lowdown Boogie

5. Rocking At the Philarmonic

6. Bee Hive

7. Boogie Woogie Barbecue (feat. Junior Watson)

8. Blues for Rafa

9. Blue Jeans (feat. Sax Gordon)

10. 88' Swing 

11. Rock-It (feat. Sax Gordon)

12. Getting Fat

13. Yancey Special

 

L'Igor Prado Band est composé de lui-même à la guitare, de son frère Yuri à la batterie, de Rodrigo Mantovani à la basse et de Denilson Martins au sax baryton. Leurs derniers albums m'avaient fortement impressionné. Ce gaucher a attaqué la guitare dès 11 ans et s'est formé seul en jouant sur une guitare normale, donc avec cordes inversées. Installé à Sao Paulo, il parcourt le monde et est souvent aux US où il a fait un album avec le chanteur-harmoniciste californien Lynwood Slim en 2010. Le voici associé avec le grand pianiste brésilien Ari Borger pour un disque comme on n'en fait plus que très peu, un disque entièrement instrumental !

Du R&B noir des débuts, du Jump Blues et du swing qui vous feront bondir et taper du pied dès les premières notes. Tentez une dégustation à l'aveugle avec vos proches en faisant écouter cet album parmi vos disques anciens et je gage que personne ne trouvera le millésime 2013 ! En l'écoutant la première fois, je ne pouvais m'empêcher de penser au plaisir éprouvé avec le dernier Fred Kaplan (Hold my mule/2012). Et j'ai vite réalisé qu'on retrouvait les mêmes artistes puisque là aussi, Junior Watson est invité sur 3 titres et Sax Gordon sur 2 autres. L'illusion est si parfaite, qu'on a l'impression de la sonorité d'un vieux vinyle, les craquements en moins. Il faudrait des semelles de plomb pour résister à des titres comme "Lowdown boogie", "Rocking at the philarmonic" (Chuck Berry) ou "Bee hive" (Lee Allen). Seulement 2 blues lents dont "Yancey special", un hommage au pianiste de boogie-woogie Jimmy Yancey décédé dans les 50's.

13 plages pour une heure de musique.

 

 

Gilbert Bereau

 

 

www.nicowaynetoussaint.com

 

 

 

 

 

 

 

ANQUETIL BLUES BAND

LOST IN THE BLUES

AUTOPRODUIT.

Thierry Anquetil : vocals & guitar

Lambert LEDUC : guitar & bottleneck

Cyrille Vannier : keyboards

J.P Chabosy (Yanis) : drums

Sébastien Trgnon : ténor et bariton sax

Franck Righeschi : trompette

Guest : Gaby"King"Grosler, guitar solo sur #3.

1. Homework

2. Right Place wrong Time

3. What I Wanna Hear

4. Phone Booth

5. Ain't Nobody's Business

6. Don't Burn Down The Bridge

7. Pack It Up

8. Help Me Through The Day

9. Telephone Road

10. Funky T.A


Retour par le disque d'une pointure de la guitare blues, dont la presse  ne parle pas assez, mais qui gentiment, Epiphone et Fender en poigne,  trace sa route sans remous. 

Sûrement, l'un des meilleurs guitaristes de Chicago blues dans l'hexagone. L' handicap majeur de ce musicien de talent est sa promotion. Thierry Anquetil, un tantinet réservé,  n'a jamais été très fort pour vendre son art prestigieux.  C'est vraiment dommage, car son blues, tout comme son jeu de guitare  font dans l'excellence. Avec ce Lost in the blues,  son troisième  effort,  le Normand  affubler  à tort du titre de maillot jaune du blues français,  après  Get Out Of The Background,  et, Dead Time nous revient en grande forme musicale. Ses chorus de guitares font froid dans le dos,  et vous dressent les poils des avant bras, tellement ils sont magistraux!  Pour cette nouvelle prouesse phonographique, il s'est entourer du brillant Pascal Fouquet, ex Hooodomen et Zebluetones. Un guitariste aux influences plutôt  West Coast. Les épousailles musicales des deux gratteux apportent une petite dose de fraicheur revigorante au Chicago blues qui dégouline du pays du camembert en volutes bleues foncées.

Un contenant rehaussé d'une dose de funk, "Funky TA",  d'une once de  swing  " What I wanna hear "et d'un trait de  soul "Phone booth". La voix  est chaude et puissante, le timbre est celui d'un chanteur qui a du coffre, comme  son influence majeure : Otis Rush.  Une touche de Texas Blues ( Ain't Nobody's Buziness , et Don't Burn Down The Bridge ) que l'on doit à l'admiration de Thierry pour les trois King  ( Albert, BB et Freddie) chanfreinera le tout. Pour son troisième jet, quatrième si on compte  Show respect For live de l'A Project, Anquetil ne change pas de braquet, ni de coéquipiers. Benoit Delente est aux ivoire depuis 96, Sébastien Duval à la basse depuis 99, et Nick Hebert le batteur quant à lui a intégré le band en 1998. Il en résulte, un succulent Chicago blues aux pleins et aux  déliés appuyés,  qui se consume ici, plus aéré et plus soul, que les précédents. 
 

 

Joel Bizon

BCR La Revue

http://bcr.blues-compagnie.net

 

NICO WAYNE TOUSSAINT

& MICHEL FOIZON

ON THE GO

DIXIEFROG DFGCD 8758. /HARMONIA MUNDI

Nico Wayne Toussaint : bluesharp & vocals

Michel Foizon : guitar & foot stomp

Special guest : Vincent Raffard : trumpet (9)

1. Gon on Greyhound

2. Don't Let Nobody Bring You Down

3. Give Me Back The Key

4. How Long To Heal

5. Burning Light

6. Lonely Number

7. Shining Through

8. You Can Leave Your Hat On

9. Saint James Infirmary

10. Alberta

11. Can't You Tell

12. When Will It Be

 
Nico Wayne écume scènes et festivals depuis plus de 15 ans avec son harmonica. Son groupe actuel est baptisé 'The Mighty Quartet' et ils ont sorti un disque éponyme en 2013.

Moins connu du grand public est Michel qui a une longue carrière de guitariste derrière lui mais qui est le plus souvent en duo avec sa compagne, la chanteuse Gladys Amoros. Parti du blues, il n'est passé à côté d'aucune technique de la guitare; cependant, son habileté technique de musicien et arrangeur ne le conduit jamais à l'oubli de la nécessaire musicalité. Je vous livre une analyse de l'un de ses pairs : " il fait mieux que de jouer de la guitare, il l'utilise pour jouer de la musique " - non seulement beau, mais vrai ! Ces deux-là sont voisins aux pieds des Pyrénées et malgré des chemins différents, ils n'ont jamais cessé de jouer ensemble chaque fois que l'occasion se présentait.

Ce premier album de duos a été enregistré en Floride fin septembre alors qu'ils allaient concourir, puis gagner la sélection pour représenter la Floride du Sud à l'International Blues Challenge de Memphis. J'ai presqu'envie de dire qu'il s'agit d'un disque de maturité tant on a l'impression de les sentir heureux de jouer ensemble tout au long de ces plages. La voix de Nico est souple, porteuse d'émotions comme jamais, l'harmonica est doux aux oreilles et la guitare de Michel soutient tout cela avec subtilité. Douze titres dont seulement 3 reprises, les classiques "Alberta" avec sa guitare 12 cordes, "St James infirmary" avec l'apport d'une trompette et le "You can leave your hat on" de Randy Newman qui sonne plus urbain. On retrouve en acoustique 3 compositions que Nico avait déjà gravées avec formation très électrique, "Can't you tell", "Lonely number" et le "How long to heal" qui avait valu à Nico de gagner le premier prix de composition dans la catégorie 'Blues' lors de la sélection 2012 de "l'International Songwriting Competition". Mon vrai regret est de n'avoir que 34 mn de musique à me glisser entre les oreilles.

 

Gilbert Bereau

Allez sur le site pour écouter la demo de l'album :

www.nicowaynetoussaint.com

www.gladys.jimdo.com

 

 

 

 

 

RED BEANS AND PEPPER SAUCE

YOU MADE THE SAUCE ?

AUTOPRODUIT.

Jessika Aké : chant

Laurent Galichon, guitare

Baptiste Chaubard, claviers

Denis Bourdié, basse

Thierry Impérato, batterie

Jean-Paul Capodanno : trompette, & buggle sur 8.

Marc Averous : saxophone

1. Alone

2. I Shoulde Lie

3. Stay In Bed

4. We're Gonna Funk U

5 . Sweet Song

6. Winter is coming

7. Your Dr Jekyll

8. Who do U Thing U Are ?

9. The Squire

10. Petit M

 

Ce groupe de Béziers avait déjà enregistré un premier album en 2010, Le Gardien, et ce deuxième You Made The Sauce ? l'avait été juste avant qu'ils optiennent 4 prix au tremplin du Cahors Blues Festival. Ils notent également sur la pochette que ce Cd a fait partie d'une sélection du collectif des Radios Blues, une référence !

Que des choses prometteuses, mais à la première écoute, moi qui suis plutôt un amateur de Blues, sans être réellement déçu, j'avoue avoir été pour le moins désorienté !

Contrairement à ce que laissaient penser leurs récompenses, Red Beans And Pepper Sauce ne joue pas du blues !

C'est Soul, Rock, Jazz, Rhythm'n'Blues et surtout Funk, avec seulement un tout petit zeste de blues !

On ne peut rien leur reprocher car contrairement à certains groupes, ces musiciens sont honnêtes, le mot "blues" n'apparait ni sur leur nom, ni sur le nom de l'album, ni sur aucun de leurs titres.

Alors, en dehors de toutes polémiques sur les appellations, je vais essayer de rester moi-même honnête pour vous parler de leur musique qui m'a fortement impressionné.

Le talentueux guitariste Laurent Galichon est l'auteur de la totalité des paroles et musiques de l'album et les arrangements du RB & PS.

Le morceaux sont inventifs, les orchestrations ambitieuses, originales, inattendues, c'est bien fait. Dès le premier morceau, c'est surtout la voix de Jessika Aké qu'on remarque tout de suite, et pour ne pas faire de comparaison avec d'autres célèbres chanteuses, je vais simplement dire qu'on pourrait aisément la rapprocher des plus grandes.

En meneur de troupe explosif comme à la guitare, Laurent Galichon n'est pas en reste, toujours à l'aise et inspiré dans tous les styles abordés, et si parfois on peut le trouver trop exubérant, ce n'est pas bien grave, tout est fait avec brio. Red Beans And Pepper Sauce fait une musique inventive aux sonorités souvent nouvelles qui passe par des ambiances les plus douces aux plus pimentées et de beaux chorus (plutôt jazz) des cuivres et du clavier toujours soutenus par une rythmique solide et vivace. Certains morceaux comme I Should Lie, Your Dr Jekyll, The Squire ou We’re Gonna Funk You sont délectables et le clin d'oeil au temps de l'été Winter Is Comming fait remonter quelques beaux souvenirs.

On pourrait juste se demander si cette juxtaposition d'influence est une volonté délibérée de refuser toute classification ou si Laurent Galichon est encore en quête d'une réelle indentité. Allez ! Même s'il y a peut-être un peu des deux, on penchera pour la première option.

Quoi qu'il en soit un excellent album.

Alors retour à la case départ, peu importe me direz-vous si ce n'est pas du blues, quand la musique est bonne et quand la musique sonne !!!!

Un groupe que je souhaite voir sur scène au plus vite.

 

 

jean-Louis Guinochet

 

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RED BEANS AND PEPPER SAUCE
02 I Should Lie.mp3
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www.redbeansandpeppersauce.com

 

 

 

 

 

 

MR.HARDEARLY

WHITE URBAN BLUES

FRANKIE PFEIFFER. QUART DE LUNE / SOCADISC

Mr Hardearly : lead vocal, guitars.

Minh Pham : keyboards.

Yves Moisy : bass.

Kevin Bedejus : drums

Spécial guest, Jérémy Quideville : background vocals.

1. You Got No Time

2. You Don't Love Me

3. Dirty Mind

4. All I Want

5. Who's Talking

6. My Kind O'Woman

7. Gary's Gone

8. I'M Blind

9. If I Was Doing The Same

10. Space Man

11. All The Thangs

12. Bang Bang

13. 2 Heart

 

Le trio blues-rock de Mr Hardearly, composé du classique "guitare, basse, batterie", a enregistré ici 13 titres avec le soutien aux claviers de l'excellent Minh Pham qui apporte sur ce Cd une couleur plus blues que d'habitude.

Après un premier album en 2009 et des tournées européennes, ce sont douze compositions de Mr H. avec en unique reprise You Don't Love Me. de Joe Louis Walker .

Le titre White Urban Blues annonce parfaitement l'ambiance générale de l'album et la dédicace à Gary Moore et Frank Zappa indique les influences de ce guitariste, chanteur, auteur et compositeur inspiré.

Le blues éléctrique qu'il pratique à merveille dans un style guitar-hero, à l'image de ses idoles qu'on devine pouvoir être Jeff Beck, Stevie Ray Vaughan, Joe Bonamassa ou Johnny Winter entre autres, nous emmène tout droit vers les quartiers londoniens du british blues fréquentés par ses pairs.

En véritable virtuose de la Strat, il impressionne par sa facilité à tirer de sa guitare des sons puissants qui gémissent ou qui pleurent à nous faire frissonner et mouiller les papilles.

La section rythmique assure et l'orgue de Minh Pham est savoureux.

On en redemande.

Du Blues Rock à convertir même les plus intégristes du blues.

 

Didier Blaine

 

 

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MR. HARDEARLY
03 Dirty Mind.mp3
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L'intégralité de l'album peut être écouter en streaming sur :

www.hardearly.com

 

 

 

 

 

 

CHRIS JAMES & PATRICK RYNN

BARRELHOUSE STOMP

EARWIG RECORDS

 

1. Goodbye, Later For You.
2. Just Another Kick In The Teeth.
3. I Feel So Good.
4. Messin' With White Lighnin'.
5. Before It's Too Late.
6. A Fact Is A Fact. 

7. It Always Can Be Worse.
8. I'm Gonna Stop Fooling Myself.
9. Vicksburg Blues.

10. Bobby's Rock .
11. Take It Easy Baby (A Tribute To Pinetop Perkins).
12. Last Call Woogie.

 

Après "Stop And Think About It" et "Gonna Boogie Anyway", c'est le troisième album chez Earwig Records pour ce duo qui, bien que basé à San Diego, joue une musique fermement enraciné dans le Blues de Chicago tradionnel.

On se s'étonne pas que ce soit de la très bonne musique, puisque,  rappelons le, les deux compères qui jouent ensemble depuis 1990 ont déjà collectionné six Blues Music Awards depuis 2008.

Pour leur "Barrelhouse stomp", dont deux plages sont réalisées en 2009 et les dix autres en 2011, et qui vous fera sans aucun doute taper du pied, Chris et Patrick ont recruté trois des meilleurs pianistes de Blues sur la planète, Henry Gray, Aaron Moore et David Maxwell pour participer à ce projet, avec une paire de légendes de Chicago, le guitariste Jody Williams et le saxophoniste Eddie Shaw, et ces grands musiciens ne se privent d'ailleurs pas pour faire puissamment ressentir leur présence à l'ensemble avec entrain.

C'est James qui prend les rênes pour s'imposer à la guitare comme au chant, soutenu par une rythmique de merveille avec Willie Hayes à la batterie.

Sept bonnes compositions dynamiques dont A Fact Is A fack et des reprises bien réadaptées comme Vicksburg Blues, servies par une production et un son irréprochable.

 

Écoutez ce Last Call Woogie, il reflète parfaitement l'ambiance dansante et énergique de leur amour pour le Blues électrique de l'après-guerre.

 

 

Jean-Louis Guinochet

 

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CHRIS JAMES & PATRICK RYNN
12 Last Call Woogie.mp3
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BOOGIE RAMBLERS

THE TELLSON TELLS ON AND ON

AUTOPRODUIT. Décembre 2013.

Tellson/guitare/chant : Captain Shuffle. Yannick Dorel

Contrebasse : Il Professore. Bruno Follonier
Batterie : Nickelman. Jean-Pierre Athénol
Harmonica/banjo : Silverharp. Jonathan Callet
Choeurs : Boogie Ramblers

1. Tellson Blues 
2. Lonely Cat
3. Oh Baby
4. Nothing for the fool
5. Crazy young girl
6. Like Louis Curtis

7. Bukka's Jitterbug Swing
8. Boogie Rambler
9. This is for you (my friend)
10. Trouble trouble
11. Zyndar walk
12. I heard the angels singing

Ce deuxième Cd des Boogie Ramblers est certe un hommage à la Tellson, cette fameuse guitare des années 50, sorte de planche en bois bon marché conçue par un certain Oskar Teller, mais surtout un véritable hommage aux grands maîtres du Blues comme Bukka White, Bo Diddley, Howlin'Wolf ou Jimmy Reed.

Sur les 12 titres, 10 sont de Yannick Dorel, le Captain Shuffle des Boogie Ramblers. Du boogie, mais aussi de vrais bons blues, lents, shuffles ou swingants.

C'est une musique comme je l'aime, respectueuse des racines qui l'influence sans pour autant sonner trop vintage, malgré la simplicité des instruments utilisés, puisque enregistrée avec des moyens contemporains permettant d'obtenir un son très soigné.

Il faut dire que ces gars-là réussissent l'exercice difficile d'aller à l'essentiel. Enlever le superflu pour ne garder que l'indispensable, d'où cette sobriété qui fait la richesse de leur musique.

C'est avec cette simplicité, loin des surenchères, qu'ils font une musique d'émotion, avec des atmosphères envoutantes, des climats intimistes ou des tempos qui groovent et qui remuent.

C'est comme cela qu'on doit jouer le blues et c'est comme cela qu'ils le jouent, avec en prime un rien de sophistication légère et élégante qui apporte de l'originalité et un peu de faicheur.

 

Un album que je vous recommande d'écouter et de téléchager tout de suite sur leur site.

 

 

jean-louis Guinochet

 

Ils seront le vendredi 16 mai à l'Eden Blues Festival à Oraison (04) à  20h30.

LORENZO SANCHEZ

AMNESICO BLUES

BBB ASSOCIATION

Lorenzon Sanchez, chant-guitares

Philippe Dandrimont, basse

Pat Machenaud, batterie

Philippe Billon, claviers

Hugo Sanchez, batterie (10 -11)

Paola Sanchez, choeurs

Louisa Filliot, choeurs

1. Veneno.

2. No Me Digan.

3. Mamaita.

4. Amnésico Blues.

5. Inolvidable.

6. Amor Loc.

7. Veinte Anos.

8. La Bien Paga.

9. Papaito.

10. Paola.

11. Jamugo.

12. Luis.

 

Première surprise, Lorenzo chante le blues en espagnol.

Deuxième (bonne) surprise, les douze titres qu'il nous propose et dont il signe la musique et pratiquement toutes les paroles (sauf 1, 5, 7 & 8) sont tous excellents, prenants et originaux. 

Les musiciens qui l'accompagnent sont très très bons et le son de l'enregistrement irréprochable.

Difficile de ne pas aimer cet artiste de talent qui s'exprime dans un blues matiné de soul et qu'on sent très à l'aise dans l'atmosphère qu'il nous propose tout au long de l'album.

Rappelons que Lorenzon Sanchez, qui a commencé à taquiner la guitare en 78 et fondé le défunt Barchay's Blues Band en 93, avec Miguel M au chant, est forcément devenu aujourd'hui un artiste accompli capable de  tracer son propre chemin et d'écrire sa propre histoire, ce qu'il fait ici avec simplicité, élégance et brio.

Je ne comprends pas l'espagnol et c'est bien dommage, alors je me suis laissé porté, dès le premier titre, Veneno, par la voix douce et chaude de Lorenzo et, titre après titre, jusqu'au bout du cd.

Bien sûr, il y a des ballades soul comme Papaito ou des influences presque funk comme Na Me Digan ou Paola, et c'est bien. Mais si vous êtes comme moi plutôt blues, écoutez le shuffle médium Amor Loco ou le blues lent Viente Anos, et laissez le vous imprégner du son de sa guitare, de sa voix et de l'orgue envoûtant de Philippe Billoin. L'émotion est là. Un régal !

Pour la fin, il nous a gardé un petit bijou, un instrumental sans prétention qu'il interprète en solo, dans la tradition espagnole, une mélodie apparemment facile si vous maitrisez la technique d'un Alexandre Lagoya associée à celle d'un Bob Brozman.

Vraiment un cd à découvrir.

 

 

Jean-Louis Guinochet

 

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07 Veinte Anos.mp3
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contact@bbbassociation.fr

 

 

 

 

 

 

BENOÎT BLUE BOY

FRANK GOLDWASSER

PAPA FAIT PAS ÇA

FREMEAUX / SOCADISC


Si :

Parlez vous français, Plus tard dans la soirée, Couvert de Bleus, Lent ou rapide, ou plus prés de nous , BBB en Amérique,  Maux d’Absence, Mic Mac, Funky Aloo vous disent quelque chose, alors forcement vous connaissez notre Benoît Blue Boy national, ce génial auteur compositeur interprète, au talent proportionnel à la sympathique bonhommie, qui il y a trente cinq ans inventait le blues chanté en français.

C’est avec joie et pure délectation que l’on plonge à nouveau dans la savante et poétique plume de ce prolifique harmoniciste chanteur. Un nouveau jet de BBB est souvent significatif de bonheur musical.

Ce quatorzième disque ne déroge pas à la règle.

Son blues sonne, et jamais on ne se lassera jamais des ses : «Eh là Bas Eh là Bas». Benoit Blue Boy est au blues français, ce que la Tout Effel est à Paris : un monument, une cathédrale, un guide pour tous les mélomanes.

Ses textes lucides qui transpirent le vécu, chantés avec une bonne pointe d’humour, parlent à tout le monde. Sa façon d’enrober et de colorer ces textes, d’une couche d’harmonica aux apparences nonchalantes, mais qui sont de véritables prouesses musicales, qui séduisent et font mouche à chaque intervention. L’écriture savante est  toujours rehaussée  par un band hors paire. Ses Tortilleurs, rompus depuis des lustres aux techniques du blues, nous permettent d’afficher sur nos visages de simples mortels, une banane béante dés  les premiers accords.  Ces mecs sont des dieux de la note bleue ! Une musique, une interprétation, un style reconnaissable par tous, n'importe où, n'importe quand, c'est cela la griffe BENOIT BLUE BOY !

Et bien : Papa Fait Pas Ca, quatorzième rejeton de Benoit Billot, c’est tout cela, et plus encore. Car un de ses premiers guitariste, Franck Goldwasser, devenu une légende en Californie est de la partie. Pantagruélique, comme à chaque fois, et a acheter les yeux fermés, car de toute façon, comme tous les autres, il deviendra collector !


Joel Bizon

BCR La Revue

http://bcr.blues-compagnie.net

 

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BENOIT BLUE BOY & FRANCK GOLDWASSER
05 J'crois qu'j'vais aller au paradis (f
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www.blueboy.free

 

 

 

 

 

CHRIS BERGSON BAND

LIVE AT JAZZ STANDARD

2 SHIRTS RECORDS. CD1005. 2014.

 

Chris Bergson : vocals, électric & acoustic guitars

Craig Dreyer : organ & Wurlitzer

Matt Clohesy : bass

Tony Leone : drums & backing vocals

Special guests :

Ellis Hooks : vocals

Ian Hendrikson-Smith : baritone sax

Freddie Hendrix : trumpet

David Luther : tenor sax

 

1. Greyhound Station

2. Mr. Jackson

3. The Only One

4. Heavenly Grass

5. High Above The Morning

6. 61st & 1st

7. Bluemner

8. Chloe'song

9. Corinna

10. Baby, I Love You

11. Just Before The Storm

12. Sometimes It's You

13. Christmastime in Bethlehem,PA

14. The Bungler

15. Gowanus Heights

 

Dès le premier morceau vous découvrirez que ce New-Yorkais a un talent monstrueux. A la guitare comme au chant mais également pour l'écriture des musiques et des paroles qui expriment des réflexions sur notre temps ou qui parlent de la vie à NYC. Ses compétences vocales nous rappellent celles de David Clayton Thomas, et, dans cette ambiance blues moderne/soul/funk, ce n'est pas pour nous déplaire.

Pour ce septième album Chris Bergson a voulu radicalement changer son image même si, ici, il chante encore quelques chansons avec pour seule compagne sa guitare. Il a réussi à réunir d'excellents musiciens pour former un orchestre doté d'une superbe section cuivre et en guest Ellis Hooks au chant. Cet opus est enregistré en live durant deux soirées de concert au Jazz Standard à Manhattan devant un public chaleureux et complice.

Bergson s'adresse à la foule et le band ouvre sur Greyhound Station, un morceau qui donne le ton avec déjà dans ce titre un chorus de guitare qui déchire, soutenu par la féroce batterie de Tony Leone.

S'en suit un duo avec Hellis Hooks, The Only One, d'emblée un régal. Il y a tout, le groove des deux voix, la rythmique, le chorus ciselé de Chris répondant aux cuivres..etc.. mais ce qui caractérise aussi cet album est le contraste dans l'enchainement des ambiances car c'est suivi par un blues tout en finesse et émotion où Bergson transforme alors la poésie de Tennessee Williams Heavenly Grass (L'herbe céleste), dans un hymne de blues du delta nous démontrant qu'il sait tirer le maximum de sa Gibson. Ne vous laissez pas tromper par le titre Chritmastime in Bethlehem, PA, qui parle de l'âme urbaine sur des paroles qui n'ont rien d'un cantique et un chorus magistral de Freddy Hendrix à la trompette. D'ailleurs les cuivres sont tous excellents et ne ratez surtout pas l'étonnant et très drôle chorus de Hendrikson-Smith au bariton sur Mr Jackson.

S'il n'y avait pas l'ambiance de la salle et ses applaudissements, la qualité de l'enregistrement et du mixage nous aurait laissé supposer qu'il s'agissait de séances studio.

Un disque à garder sur le haut de la pile pour être écouté régulièrement.

 

 

Jean-Louis Guinochet

 

L'intégralité de l'album peut être écouté en streaming sur :

chrisbergson.com

 

 

 

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