Photo André Fanelli

Photo Tristan Camilleri.
Photo Tristan Camilleri.

WEBZINE FEELING BLUES N°11

Trimestriel

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SOMMAIRE

ÉDITO

NOSTALGIE & REVUE DE PRESSE par André Fanelli

SOMMAIRE

FEELING BLUES : www.feelingblues.com
Président d'honneur : Bruce Iglauer, Fondateur et Président du blues record label Alligator Records, Chicago. Il. USA.
Co-fondateur et Président : André Fanelli.
Co-fondateur, Rédacteur en chef & Webmestre : Jean-Louis Guinochet.
Contact : feelingblues@orange.fr 

ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO :

Gilbert Béreau - Didier Blaine - Jack Blues - Joël Bizon - Amélie Courbet -

André Fanelli - Michel Faton - Catherine Foret - Jean-Louis Guinochet -

Odile Hénon - Jean-Pierre Kaizer - Paul Kozma -

Crédits photos :

Xav' Alberghini - Gilbert Béreau - Pierre Beyssac - Jack Blues - Sylvie Bosc - Sophie Bour - Michel Cambon - Tristan Camilleri - Yann Charles - Denis Chobelet Serge Corrieras - Anne-Sophie Davoli - Sylvie Déclas -

dbdlp/Du Bruit Dans Les Pixels - Dustyblues - André Fanelli - André Hébrard - Paul Kozma - Nicolas Lesphonte - Fabien Maigrat - Jean-Michel Péricat - Jean-Paul Pichon - Jean-Michel Rock'n Blues - Laurent Sabathé - Denis Vernet - Jean-Pierre Vinel -

ÉDITO

 

Awek, 20 ans de Blues, à qui nous consacrons bien sûr notre couverture et un dossier de deux longues pages, ce groupe du Sud étant certainement aujourd'hui l'un des meilleurs d'Europe.

L'été étant riche en festivals avec des programmations de qualité, vous retrouverez la plupart des comptes-rendus de ceux auxquels vous n'aurez pas pu vous rendre.
Vous pouvez aussi découvrir en dernières page toutes les dates des principaux événements blues du sud de la saison, alors profitez-en,  n'hésitez pas à vous déplacer.

Deux nouveautés. Feeling Blues s'étoffant de numéro en numéro, pour des raisons techniques, passe de bi-mestriel à trimestriel, et puis André Fanelli, en complément de sa rubrique "Nostalgie", fera régulièrement une "Revue de presse", encore bien modeste dans ce numéro mais qui prendra évidemment de l'ampleur au fil du temps.

Vous retrouverez toutes nos rubriques habituelles complétées d'une interview de Michel Laporte (Avignon Blues Festival), d' Éric Delamare (Show Case Time) et de bien d'autres interviews d'artistes du sud, sans oublier le très complet compte-rendu du Jazz & Blues Festival de Léognan par Gilbert Béreau et celui du 31ème Chicago Blues Festival par Jack Blues.

Nous n'avons malheureusement pas l'organisation matérielle de répondre individuellement à tous les lecteurs qui nous écrivent pour nous encourager, nous en profitons pour les remercier très sincèrement ici pour leur soutien.

Passez un bel été avec un beau ciel blues !

La rédaction.

NOSTALGIE

Par André Fanelli

 

 

UN GÉANT DE LA GUITARE

MATT MURPHY

Matt Murphy. Photo André Fanelli. 1973.
Matt Murphy. Photo André Fanelli. 1973.



Pour bien des amateurs d'aujourd'hui, Matt Murphy est le guitariste un peu effacé qui apparaît au côté de Steve Cropper (plus en mis en valeur...) dans le premier film des Blues Brothers.
Certains ont pu avoir la curiosité de découvrir les vidéos tournées avec Memphis Slim.
Combien, en définitive, accordent à cet artiste important la place qui lui revient : celle d'un des meilleurs guitaristes de sa génération.
Respecté par tous ses pairs, Matthew a subi le sort de ceux qui ne chantent pas...
Et être un simple accompagnateur n'était pas suffisant -dans la communauté noire- pour devenir véritablement populaire.
Il fallait donc, soit se contenter d'un rôle pouvant, certes, être relativement rémunérateur si on était « très demandé », soit se mettre au chant, avec plus ou moins de bonheur.
Matthew Murphy a plutôt bien réussi cette reconversion. Mais il reste, avant tout, un étincelant guitariste qui, dédaignant les trucs et les outrances, sert le Blues dans toute sa vérité.
Si vous souhaitez en savoir plus sur son histoire, essayez de trouver le magnifique CD gravé en 1996 pour Roesch Records sous le titre « The Blues don't bother me ! ».
Il contient, outre de l'excellente musique, une passionnante interview de Murphy.
Bonne recherche à tous les esprits curieux d'en apprendre toujours plus sur notre musique de prédilection.

André Fanelli

 

 

 

 

REVUE DE PRESSE

Par André Fanelli


Une petite revue de presse qui, pourquoi pas, va grandir de numéro en numéro.

Lorsque j'ai découvert le Blues, au début des années 60, presque personne ne jouait cette musique en France. Le Blues était surtout et essentiellement une affaire d'auditeurs et non d'interprètes. Les amateurs que nous étions étaient avides d'informations sur cette fascinante musique et ses représentants, mystérieux et souvent déroutants.
Il y avait généralement une grande différence d'âge entre nous et les bluesmen que nous approchions lors des rares tournées.
Nous nous sentions un peu archéologues et un peu détectives...

Aujourd'hui, lorsque je rencontre des amateurs,  ils sont le plus souvent jeunes et ils pratiquent un instrument.

La plupart d'entre eux sont venus au Blues par des artistes bien vivants et de la même génération. Très majoritairement blancs d'ailleurs.
La majorité n'a que peu de curiosité pour ceux qui ont, il n'y a pas si longtemps en fait, inventé cette musique.
Donc assez peu poussent leur amour du Blues jusqu'à lire des magazines spécialisés.
C'est dommage car ils recèlent de vrais trésors et ouvrent des portes vers des découvertes qui peuvent tout changer...

 

 

Il y a deux sortes de revues : celles qui sont imprimées... et celles qu'on trouve sur Internet. Je veillerai à évoquer ces deux approches.
Commençons par le Net.

 

 

Une interview intéressante de Dan Akroyd dans le numéro du 8-22 mai de BLUESBLAST MAGAZINE.  Il évoque notamment sa rencontre avec le blues, lorsqu'il était un teenager à Ottawa. Le Canada n'est pas bien loin de Chicago et, à cette époque, de nombreux bluesmen se produisait dans un club local, le Hibou.
« J'ai pu voir Chester Burnett (Howlin Wolf) jouer plus d'une douzaine de fois. J'ai vu Otis Rush, Otis Spann, Otis Clay. J'ai vu Buddy (Guy) et Junior (Wells) quand ils étaient ensemble. J'ai vu Sonny (Terry) et Brownie (McGhee) quand ils jouaient ensemble. J'ai vu James Cotton, Charlie Musselwhite, Paul Butterfield, John Lee Hooker. »
Dan est prodigue en anecdotes de tous genres et nous apprenons beaucoup de choses sur son parcours et son rôle. Et il est vrai qu'il est plus un animateur-catalyseur qu'un musicien ou chanteur de haut niveau.

 

 

 

 

Passons à l'édition plus tradfitionnelle avec ce bon vieux papier qui se débat pour survivre...

 

SOUL BAG. Connaissez-vous Soul Bag ? J'ai un peu honte de poser une telle question car tous les amateurs de musique populaire africaine-américaine devraient être des lecteurs de ce magazine qui est, au fil d'un long parcours, devenu une institution.
Le dernier numéro, le 215, offre une discothèque de base de la Soul en 100 albums. Soul music et Blues se partagent souvent un même univers musical et il est fréquent, lorsqu'on entend une star de la Soul interpréter un Blues bien classique de découvrir à quel point les deux expressions sont voisines et à quel point le Blues reste un élément fondateur.
De nombreuses chroniques de Cds permettent de rester au fait des meilleures sorties.
Cela sans oublier les interviews.
A ce propos, Soul Bag publi une copieuse interview de C.J.Chenier fils du grand Clifton.

 

 

 

ABS Magazine (N° 42/Mai) a eu la même idée et propose également une interview du même.
Deux approches complémentaires qui, réunies, constituent une source précieuse d'informations.
ABS Magazine me paraît très intéressant, notamment par certains articles très documentés et par l'omniprésence du Blues au fil des pages.

 

 

 

 

 

BLUES MAGAZINE nous offre dans son numéro estival, un article particulièrement bien documenté sur le British Blues. Jean-Claude COLIN y mêle érudition et enthousiasme et, j'en suis certain, donnera à ses lecteurs les plus jeunes le regret de n'avoir pas hanté le swingin' London des sixties.
Pour ma part, je conserve un souvenir très fort de certaines soirées au Marquee ou au 100 Club. L'article est très « électrique » et occulte peut-être un peu les formes plus traditionnelles, plus acoustiques. Je pense à Jo-Ann Kelly par exemple ou à Roger Hubbard.
Une réflexion inspirée par le phénomène du British Blues : la tournée effectuée au milieu des années 50 par Big Bill Broonzy en France et en Angleterre a joué un rôle majeur en Grande Bretagne et contribué à la découverte du blues par la jeunesse. Dans notre pays les prestations de Big Bill sont restées confinées au monde des amateurs de jazz.
Alors que les français excellaient à assimiler très rapidement tous les styles de jazz arrivant des States, nos musiciens n'ont pas été « accrochés » par cette nouvelle expression.

 


Bonne lecture.

André Fanelli

 

www.bluesblastmagazine.com

Interview Dan Akroyd :

http://thebluesmobile.com/blues-blast-magazine-interviews-da...

 

Tous ces magazines sont en liens permanents dans notre page "Les Liens".

www.soulbag.fr

www.absmag.fr

www.bluesmag.fr