Photo André Fanelli

WEBZINE FEELING BLUES

CARREFOUR DES AMOUREUX DU BLUES DANS LE SUD

Bi-mestriel

N° 8

janvier/février 2014

SOMMAIRE

PAGE 1

1. Édito

2. Nostalgie

3. Albums à Découvrir

4. Compte Rendus d'Évenements

PAGE 2

5. Articles et Interviews

6. Prochains Concerts Régionaux

7. Le petit Gag du Mois

8. Les Petites Annonces des Lecteurs

9. Dernières Infos

PAGE 3

10. L'Art et le Blues

11. Jean-Paul Avellaneda

ONT PARTICIPÉ À CE NUMÉRO

Didier Blaine - Jack Blues - Gilles Boncourt -

Christian Delaunai (photos) - André Fanelli - Michel Faton -

Gérard Flandrin (photos) - Catherine Foret - Carol Friedman (photos) -

Jean-Louis Guinochet - Jean-Pierre Kaizer - Paul Kozma -

Paul Natkin (photos) - Jean-Michel Rock'n Blues (photos) -

Webmestre : Jean-Louis Guinochet

Contact :

feelingblues@orange.fr

1.

ÉDITO

Pour essayer de bien commencer l'année nous vous offrons un numéro spécial de trois pages.

 

Les deux premières sont les pages habituelles.

Sur la première André Fanelli nous raconte ses histoires vécues,

les chroniques de disques et un coup de coeur pour Sugaray Rayford et Mercy,

les compte-rendus des concerts de Ron Hacker à L'Eden District Blues, Big Daddy Wilson au festival de Jazz de Draguignan ou Le Chicago Blues Festival à Salernes.

 

Sur la seconde, c'est le Hall Blues Club qui est à l'honneur, mais vous retrouverez également une sélection de concerts régionaux et les dernières infos dont la tragique disparition d'Eric"Guitar"Davis.

 

La troisième page est consacrée à L'art dans le Blues avec deux artistes du sud, David Chassaing et Jean-Philippe Porcherot, suivi d'un article consacré au dernier album de Jean-Paul Avellaneda.

 

Un grand merci à tous ceux qui nous ont rejoint bénévolement pour faire vivre le "Carrefour des Amoureux du Blues dans le Sud".

Merci à vous de nous soutenir par vos nombreux mails.

 

Bonnes fêtes de fin d'année et à l'année prochaine.

 

La rédaction.

 

 

 

 

2.

NOSTALGIE

EXIT CHICK WILLIS

Chick Willis (Robert L. Willis dit) en concert à Chicago au Burning Spear. 1973. Photo André Fanelli.
Chick Willis (Robert L. Willis dit) en concert à Chicago au Burning Spear. 1973. Photo André Fanelli.

 

Encore un beau souvenir. Encore un pincement au cœur. Chick Willis nous a faussé compagnie ce 7 décembre.

 

Excellent chanteur, bon guitariste il était également un musicien plein d'humour capable de captiver son public. Je l'ai vu pour la première fois en 1973 au Burning Spear, un grand club de Chicago où il assurait la première partie d'Albert King.
Il venait de décrocher un hit avec son « Stoop Down baby » aux paroles plus que suggestives.
Il fallait voir le public noir réagir à ses gags et aussi  -ce qui est important-  à sa musique.
Mon pote Bruce et moi, seuls blancs dans cette immense salle, avions fait les frais (gentiment tout de même) de ses gags à la grande joie de l'assistance.
Nombre de verres nous furent offerts pour nous remercier d'avoir ainsi -involontairement- contribué à l'animation de cette soirée...
Cette nuit là, au petit matin, il fut assez difficile de retrouver la voiture...


Chick, né en 1934, avait, durant sa longue carrière, joué avec son cousin Chuck Willis, avec Elmore James, Sam Cooke et bien d'autres artistes passant par Atlanta où sa famille s'était installée quand il était encore enfant...
Bye Bye Chick...

André Fanelli

 

 

 

 

 

AU TEMPS OÙ L'ON "CHASSAIT" LES DISQUES À MARSEILLE.

 

 

A cette époque, à Marseille, pourtant une grande cité, trouver des disques de blues relevait un peu de l'exploit. Les lycéens que nous étions n'hésitaient pas à faire des kilomètres sur la foi d'une simple rumeur : il praît que chez tel disquaire il y a des 33 tours américains... C'était un peu une quête. La quête d'un Graal musical : le Blues.
Ma génération ignorait que certains de nos aînés avaient découvert cette musique depuis longtemps. Dès les années d'après-guerre en fait.
Ainsi, l'édition 1958 de la Discographie critique de Panassié, que je possède, faisait place à des bluesmen aussi variés que Kokomo Arnold, Memphis Minnie, B.B.King ou Elmore James...

 

Photo André Fanelli.
Photo André Fanelli.

 

La première irruption du blues dans notre univers d'adolescents ou de tout jeunes gens n'allait se produire qu'au début des années 60.
Des revues « historiques » comme Rhythm & Blues Panorama ou l'extraordinaire Blues Unlimited ou des publications plus généralistes comme Jazz Hot ou le Bulletin du Hot-club de France nous faisaient saliver.
Quelle frustration que ces noms et ces images qui défilaient devant nous comme si nous étions dans un monde frappé de surdité. Il nous fallait mettre une musique sur ces visages...
Nous rêvions de Chicago, de Memphis, de La Nouvelle Orléans sans avoir vraiment la plus petite idée de la réalité du monde des ghettos noirs.
Quand je dis « nous », il faut prendre du recul car nous étions une petite minorité « d'illuminés » suscitant l'ironie navrée de nos condisciples. Autour de nous, nos copains se délectaient de Danny Boy et ses Pénitents, des Chaussettes et autres Johnny sans oublier l'ineffable Dick Rivers. Ne négligeons pas ceux qui restaient indéfectiblement fidèles à la bonne vieille variété de papa, voire de grand-papa.

 

Photo André Fanelli.
Photo André Fanelli.

 

La rareté donnait un prix particulier à chaque LP. Et que dire des 45 tours simples, qui, comme les anciens 78 tours, n'offraient que deux morceaux. Le 45 tour était populaire dans la communauté africaine-américaine où ils passaient sans cesse en radio ou sur les juke boxes et étaient destinés à une clientèle pauvre qui n'achetait pas les Lps.

Il nous arrivait de monter de véritables expéditions. Un pélerinage obligatoire : la visite de la boutique de Pierre Voran à Nice. Pan Musique c'était un tout petit magasin dans un renfoncement de la rue de France. Bourré de disques de jazz et de blues. Des pressages américains à gogo.
Nous débarquions temblants d'enthousiasme et de convoitise. Mais le patron des lieux, peu amène et guère patient, nous refroidissait rapidement.
Nous étions de bien petits clients qui allaient envahir la boutique durant des heures pour laisser une recette bien mince par rapport à nos aspirations.

Quand on voit défiler les Vee Jay, les Chess, les Excello, les Imperial et bien d'autres et qu'on n'a que de quoi acheter 4 ou 5 albums, la tentation du braquage grandit dans nos têtes : s'enfuir avec des cartons de disques... Quel fantasme ! Mais comme nous venions en train...

 

 

Photo André Fanelli
Photo André Fanelli


Nous sommes aujourd'hui dans un autre temps. Le disque s'essouffle, menacé de disparition au profit du streaming ou des téléchargements de morceaux isolés. Certes les fournisseurs déploient une offre potentielle qui apparaît gigantesque. Il est vrai que c'est fascinant d'imaginer qu'il faut quelques minutes pour trouver sur le Net et écouter un Tommy Johnson par exemple. Il fut un temps où acquérir une réédition demandait des démarches : commande aux USA ou en Angleterre, etc
Tout paraît plus facile. Sauf que...

Sauf que lorsqu'on manipulait des Lps, on instaurait un rapport avec l'objet. On lisait les notes de pochette, on se laissait séduire par le graphisme. Mais surtout nous étions sans cesse en quête d'informations soit sur les anciennes gloires soit sur les nouveaux artistes.

Des clubs se réunissaient tous les quinze jours voire toutes les semaines pour écouter des disques présentés par des spécialistes désireux de partager leur amour pour tel ou tel style ou musicien.
Ils arrivaient dans la salle où nous nous retrouvions (souvent une arrière salle de café) avec leur mallette bourrée de trésors. Il faut avoir connu l'émotion de tenir dans ses mains un vieux Paramount ou un antique Vocalion...
Nous possédions une curiosité, une envie de découvrir, de trouver mieux que ce que le grand public appréciait.
Est-il facile aujourd'hui d'obtenir les clés qui permettent de parcourir l'histoire du blues d'enregistrement légendaire en sessions mythiques et d'y trouver de grandes joies musicales ?
Je n'en suis pas sûr.
Mais je vous invite, très chers lecteurs, à vous remettre à cette chasse aux trésors et à ressentir que tous les téléchargements du monde ne valent pas la sensation de sortir, de sa belle pochette américaine cartonnée, un 33 tours de Lightnin' Hopkins qu'on posera avec délicatesse et affection sur une bonne vieille platine (munie d'une bonne cellule of course).

 

Photo André Fanelli.
Photo André Fanelli.

 

Ceux qui veulent des tuyaux peuvent me passer un petit mail :

feelingblues@orange.fr

 

 

André Fanelli

 

 

3.

ALBUMS À DÉCOUVRIR

DAVE RILEY And BOB CORRITORE

HUSH YOUY FUSS !

Vizz Tone SWMAF 11.

1. Hush My Fuss   2:06
2. Baby Please Come Home   3:04

3. No Cussin'   5:10
4. Snuff Dippin' Woman  5:49
5. Mississippi Po Boy  3:17

6. Home In Chicago  3:36
7. Hard Headed Woman 2:57
8. Happy As a Man Can Be  2:32
9. Go Ahead and Blame Me  3:35
10. My Baby's Gone  4:06

11. Oil Spill Blues  3:11
12. Laughing Blues  2:28

 

Habitués des duos et à jouer ensemble, c'est le troisième Cd en commun de ces deux compères, le premier issu de la ruralité du Mississippi, le deuxième de la ville, son Chicago natal.

 

Il n'y a rien de révolutionnaire, mais les compositions de Dave Riley sont bien écrites, avec des textes souvent humoristiques ou parfois à double sens et une musique Rock'n Blues qui va du Jump blues au shuffle, accompagnées par une section rythmique solide et dynamique.

Dave "Yahni" Riley Jr. à la basse et Brian Fahey à la batterie.

 

La voix "sudiste et railleuse" de Dave qu'on qualifierait en France de "boulevardière", "bien éraillée et râpeuse", et que je préfère nettement à celle de Tail Dragger dans le dernier album en duo avec Bob Corritore, apporte beaucoup plus de couleurs à l'ensemble que son jeu à la guitare, même s'il reste un excellent guitariste.

 

Comme à son habitude Monsieur Corritore, sobre et efficace, nous offre l'essentiel de son talent après en avoir enlevé tout le superflu... Du grand art pour notre plus grand plaisir.

 

Avec toutes ces qualités, il n'y a aucune raison que vous n'appréciez pas.

 

Didier Blaine

 

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Dave Riley & Bob Corritore
06 Home In Chicago.mp3
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PIERRE SIBILLE

CATCH ME I'M FALLING

Blues'Up Prod

1. Smart Phone Blues  3:22
2.  Ain't Worth a Damn  3:59
  3.  Catch Me I'm Falling   3:45
   4.  Lou Full of Joy   3:20
5.  Light in Senegal (feat. V. Simpson, S. Coumbis & M. Camara   3:49
  6.  To Old Friends  3:36
   7.  Les Regrets   3:54
8.  Love the Way You Love Me  3:21
9.   I Tried to Tell You (feat. Kania)  3:45
10.  If You See Me Coming (feat. Michel Gaucher)   4:09
11.  I Love You More Than You'll Ever Know  4:00
  12.  Mon Camarade 4:19
13.  No Way Out  2:54
14.  I Believe in Love  4:55

Après les scènes parisiennes, cet artiste varois, chanteur, pianiste, organiste et harmoniciste, est devenu un habitué de la scène New-Yorkaise et particulièrement du club de Nick Ashford et Valérie Simpson, le Sugar Bar.

 

J'ai eu maintes fois l'occasion de le voir en concert dans le sud, entre autres avec Keith B. Brown (Draguignan) ou Valerie Ghent (Toulon), mais également avec le Batteur américain Moses Patrou (Cagnes-sur-Mer) avec qui il a enregistré cet album qui nous vient de New York.

 

Alors c'est vrai ce n'est pas Blues, mais pour ces 14 titres de musique Soul, Pop soul ou Reggae, les musiciens sont tous des locaux de très grand talent.

C'est bien écrit et bien réalisé, et si Pierre a parfois besoin d'être soutenu au chant par ses amis, il est brillant et percutant sur son Hammond.

 

Mon "Regret" restera les titres en français ("Les regets", "Mon Camarade") mais finalement, sur l'ensemble, des morceaux originaux de grande qualité sur des paroles de Jack Robinson.

 

Jean-Louis Guinochet

 

Vous pouvez vous procurer l'album sur :

www.pierresibille.com

Voir ci-dessous le contre rendu de son dernier concert dans le sud, le 13 décembre au Théâtre du Rocher.

TONRONZO CANNON

JOHN THE CONQUER ROOT

Delmark DE 831 / Socadisc

 1. John the Conquer Root  6:19
2. I've Been Doing Fine  5:42
3. Cold World  5:08
4. Gentle Reminder  5:07
5. If You're Woman Enough to Leave Me  3:57
6. Shame  4:50
7. You Made Me This Way  5:58
8. Been Better to You  4:39
9. Big Ray Bop  5:13
10. Let It Shine Always  3:05
11. Sweet, Sweet, Sweet  4:58
12. Root to the Fruit...She's Mine  2:58

Il ne fait pas que conduire les bus de Chicago, il sait aussi sacrément chanter et jouer de sa Flying V.

Cet ancien chauffeur de bus enregistre ici, après Leaving Mood (Delmark DE817), son deuxième album chez Delmark.

 

Il nous offre un Cd très blues avec des musiciens de haut niveau, dont Magic Slim Brian "BJ" Jones à la batterie, le pianiste Roosevelt Purifoy et Omar Coleman à l'harmonica.

 

Toronzo, avec ce son qui lui est propre, joue un bon blues simple et actuel dont il est l'auteur compositeur. Ça manque un peu d'originalité mais c'est puissant, électrique et tonique.

Il serait bon qu'il se démarque de ses influences parfois "Hendrixiènes" (John The Conquert Root) et qu'il affirme à l'avenir davantage de personnalité car il pourrait  facilement devenir un incontournable de la scène actuelle quand on écoute  I've Been Doing Fine.

 

Il était l'année dernière en concert dans le sud au Hall Blues Club.

S'il repasse vers chez vous n'hézitez pas, ce sera toujours un plaisir à voir sur scène.

 

Didier Blaine

 

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Toronzo Cannon
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LEADBELLY

JSP 7764 / Navarre

Important recordings. Set de 4 Cds (96 titres)

 

 

C'est un monument. Enorme. Incontournable. Mais d'un accès pas si facile. Pourtant je peux vous assurer que plus vous écouterez ces faces, plus vous les aimerez.
Elles contiennent quelque chose de rare, d'authentique.

Nous avons affaire à l'œuvre d'un géant de la musique populaire américaine du XXème siècle.
L'obstination du folkloriste Alan Lomax nous a permis de découvrir cet artsite qui, sans cela, sertait mort au pénitencier dans l'ignorance générale.


JSP réalise des coffrets bon marché et très bien produits.
Pourquoi ne pas vous offrir celui-ci pour les fêtes ?


Ecouter «Outskirts of the town», «Bourgeois Blues» et autres petites merveilles pour oublier l'hiver et sa froidure, n'est-ce pas un bon programme ?

André Fanelli

 

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Leadbelly
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MERCY

WOODOO BOOGIE TRAIN

Autoproduit. 2013/ Socadisc.

 

Jean-Paul Avellaneda : guitars, lead vocal et background vocal.

Romuald Lo-Pinto : drums, percussion, background vocal.

Bruno Quinonero : bass guitar.

Guests : Stephane Avellaneda : drums, et Sebastien Antonelli : bass guitar.

1. Woodoo Boogie Train   3:38

2. Atchafalaya Bridge   5:00

3. A Desperate Man   3:34

4.  The Best In Me   3:55

5. Down The Bayou   3:38

6. When We Go Downtown   3:24

7. You Got Another Lover   5:34

8.  Cruel & Buzy   4:40

9.  In Springtime  3:48

10.  I'm The Guitar Man  2:44

11. Don't Cry For Mercy  2:53

12. Summer On The Elk River  2:37

 

 

VOODOO BOOGIE TRAIN… c’est le titre du nouvel album du groupe MERCY que son leader, Jean-Paul Avellaneda, artiste (du sud-est) au fait de son art, vient de sortir.

Un retour aux sources pour ce band imprégné de l’esprit des Slim Harpo et autres… soit de swamp blues… et du meilleur…. 12 titres avec en ouverture de la track-list le titre éponyme de l’album, un boogie, signé J.P. Avellaneda – Billy C. Farlow, qui lance la loco sur des rails parcourant le sud du sud à travers les bayous et une arrivée toute en douceur, dans la moiteur des rives de l’Elk River.

 

Et entre le départ et l’arrivée, eh bien… de très belles compositions, 12 au total sous la plume de JP.A. Sur 3 titres Romuald Lo-Pinto viendra l’épauler, ainsi que sur 3 autres ou ce sera le tour de Stéphane Avellaneda ( batteur de Ana Popovic).

Quant aux textes, 8 titres du CD sont l’œuvre de Leadfoot Rivet. Le titre éponyme a été réalisé en compagnie de Billy C Farlow. Romuald Lo-Pinto, est aux fûts et percussions sur l’album comptant au line-up, l’excellent bassiste Bruno Quinonero !  Une cover léchée… pensez… une vue de la gare de Clarksdale et en encart, la rive de l’Elk River depuis la propriété de Billy C. Farlow….

 

Un album sur lequel l’impasse est proscrite et qui ravira tous les amateurs de vrai bon blues authentique avec cette finesse qui caractérise le profil de MERCY… Il prend son temps entre chaque album, le gars Jean-Paul… mais que c’est bien fait tout ça... Je vous ai prévenu… vous ne direz plus que vous ne saviez pas…

Blues is alive… & well…… 

 

Michel Faton. (Radio blues. Gap)
 

 

Les titres sont en démo en cliquant sur cette page :

Cliquer  sur l'onglet " albums «, puis se rendre en bas de la page pour actionner le juke box...

 

Voir également en fin de page 3 le texte de Paul Kozma et Michel Faton sur Jean-Paul Avellaneda et Woodoo Boogie Train.

 

 

 

 

POOKY STYX AND FRIENDS

TRUE BLUES

Autoproduit. 2013

Considéré comme un des meilleurs batteurs de Chicago Blues de sa génération avec Richard Innes, Jimi Bott ou Kenny "Beedy Eyes" Smith entre autres, Pooky Styx a autoproduit cet album en reprenant les meilleurs morceaux qu'il a pu enregistrer récemment avec certains de ses amis et grands artistes de la scène Chicagoane.

 

Pour nous montrer son excellent savoir faire il a choisi des titres dans des styles de Chicago Blues naviguant entre Blues, Soul et Rythme and Blues, qu'il joue avec des amis aussi différents que Demetria Taylor, Chico Banks, Sugar Blue, Big Ray ou Linsey Alexander.

 

L'intérêt de l'album, qu'il ne faut pas ramener à une simple compilation, vient du choix des morceaux dans lesquels Pooky donne le meilleur de lui même pour mettre en avant l'essentiel de son talent, et donc un excellent CD de 14 titres pour les amateurs de batterie.


jean-Louis Guinochet


Pooky Styx était en concert dans le sud avec la tournée du Chicago Blues Festival et son ami Linsey Alexander. Cf. ci-dessous (4) le compte rendu du Chicago Blues Festival à Salernes.

Vous pouvez vous procurer l'album en appelant à Chicago au 773-412-9845

ou par mail : pookystyx@yahoo.com

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Pooky Styx et Sugar Blue.
08 Crystaline (Sugar Blue).mp3
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SUGARAY RAYFORD

DANGEROUS

Delta Groove Music. 16501. Oct 2013

 

Sugaray Rayford : vocals.

Big Pete : harmonica (13).

Randy Chortkoff : harmonica (6,10,12).

Sugar Ray Norcia : harmonica (1, 3) & vocals (4).

Kim Wilson : harmonica (8, 10).

Kid Andersen : lead Guitar (7, 9, 10) & rhythm guitar (12).

Franck Goldwasser : lead guitar (5, 6, 11, 13) slide guitar (8, 14),

National Steel guitar (12) & rhythm guitar (2,9, 11).

Gino Matteo : lead guitar (2).

Monster Mike Welch : lead guitar (4), tremolo guitar (6),

& rhythm guitar (1,3,8).

Anthony Garaci : piano (1,3, 4, 6, 8, 11).

Fred Kaplan : piano (5,7, 10) & organ (2,13).

Willie J.Campbell : electric bass (1, 2, 4, 6, 8, 9, 10, 11, 13).

Bill Stuve : acoustic bass (3, 5, 7, 14).

Jimi Bott : drums et percussion.

Ron Dziubla : tenor saxophone (2, 5, 7, 10).

Mark Pende : trumpet (2, 5, 7, 10).

 

 

Produit par Randy Chortkoff (harmoniciste sur l'album mais aussi patron de Delta Groove) et Jeff Scott Fleenor, avec la participation de pas moins de quatre harmonicistes, quatre leads guitare (...et pas des moindres), deux pianistes et deux bassites,  Delta Groove n'a pas lésiné sur le casting.

 

Certainement un des meilleurs CD que j'ai entendu cette année.

 

Après avoir chanté pour les autres, Sugaray Rayford prend enfin son envol sous son nom avec un répertoire riche de 10 compositions et 4 reprises (Son Housse, Junior Parker, Gatemouth Brown et Pee Wee Crayton)  qui reste toujours très blues.

Les originaux signés du Maître mais aussi de Franck Goldwasser, Randy Chortkoff et Sugar Ray Norcia sont d'une qualité qui atteint l'excellence.

 

Sugaray Rayford, de sa voix chaude puissante, peut emmener sans gène cette équipe de cadors qui s'exprime ici avec force et respect, sans esbrouffe ni démonstration égotique, tout naturellement, avec talent et cohérence.

Les morceaux s'enchainent harmonieusement, du blues traditionel avec Goldwasser et sa National guitare sur Need a little more time, plus R&B avec Depression blues ou vraiment Chicago avec Goin'back to Texas.

 

Un magnifique album indispensable dans une discothèque.

 

Jean-Louis Guinochet

 

 

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Sugaray Rayford
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4.

COMPTE RENDUS D'ÉVENEMENTS

MacMANNUS BBB (Fr)

&

RON HACKER (USA)

Dimanche 24 nov à l'EDEN DISTRICT BLUES

Ron Hacker. Photo Michel Faton.
Ron Hacker. Photo Michel Faton.

 

Après BIG DADDY WILSON début octobre, l’association EDEN DISTRICT BLUES à ORAISON  a encore fait fort  ce dimanche 24 novembre en nous offrant un maître du jeu en slide et un authentique bluesman Ron HACKER, en tournée européenne, une association qui a gagné ses lettres de noblesses depuis 10 ans d’existence et plus de 50 concerts, faisant de la salle de l’Eden à ORAISON, l’un des lieux incontournable dédié au blues dans le Sud Est.

 

 

Paul MAYAN (MacMannus BBB) Photo Christian Delaunai.
Paul MAYAN (MacMannus BBB) Photo Christian Delaunai.

 

 

Mais, en 1ère partie, tels une bande d’irréductibles gaulois derrière son leader Paul MAYAN aka Paul MacMANNUS, ce Boogie Blues Band originaire de Draguignan a donné le ton dès le lever de rideau chauffant la salle à longueur de blues boogie envoyés avec conviction, justesse tout au long d’une play-list opportunément élaborée pour offrir toute la quintessence de leur potentiel, et ils en ont, ces gars là, du potentiel… et beaucoup de chaleur à l’occasion de leur prestation durant laquelle la communication avec le public fut spontanée. Et en fin de set, une salle debout, gage, s’il en fallait un, des qualités artistiques de ces gars qui ont à leur discographie, soit dit en passant, deux très bons albums sur lesquels toutes les compositions sont originales… ils ont banni les reprises et c’est tout à leur honneur…

 

 

 

 

Ron Hacker. Photo Michel Faton.
Ron Hacker. Photo Michel Faton.

 

Un tour à la buvette histoire de laisser Ron HACKER ajuster quelques trucs sur scène puis retour dans le vif du sujet de la soirée, le clou du spectacle, le grand Ron HACKER qui nous avais fait faux bond en fin d’année dernière pour cause de fracture d’un poignet. Un Ron au mieux de sa forme, au milieu de cette tournée européenne qui prendra fin vers le 5 décembre…
D’emblée, ce septuagénaire paraissant assez timide, limite introverti, scotche le public par son authenticité… rien qu’à le voir, on sent le vécu… un vrais bluesman est là, accompagné par un Pascal DELMAS aux fûts et un Fred JOUGLAS à la basse impériaux tous deux…

 

 

Ron Hacker. Photo Michel Faton.
Ron Hacker. Photo Michel Faton.

 

C’est sûr que ça va le faire… et ça l’a fait du 1er titre au dernier, enchaînant blues boogie et standards du delta, les bons, ceux de Bobby JOHNSON & others… avec un jeu qui n’a rien d’académique, Ron,  sur l’une ou l’autre de ses 6 cordes, dont celle sur laquelle est inscrit le titre de son avant dernier album «  FILTHY ANIMAL » qui, nous précise t’il,  est de 1937 si mes souvenirs sont exacts, et qui sonne divinement, comme celle d’une autre icône de la zic américaine, Willie NELSON… dans un autre genre bien sur… Peu de mouvement scénique, Ron jouant et chantant assis sur une chaise, sur la gauche de la scène, sous une rampe de lights très délayées parce qu’il craint un peu la lumière et puis,  … il a vite très chaud et a même à ses pieds un petit ventilateur qu’il a lui-même apporté…Mais quelle présence…quel charisme, laissant la place à ses musiciens qui auront à l’occasion d’un long instrumental, l’opportunité de s’exprimer tour à tour, ovationnés pour la maîtrise de leur instrument et un feeling indéniable, à fleur de peau… et le public ne s’y trompe pas, ils ont devant eux un superbe bluesman, attachant, généreux et il faudra qu’il sacrifie à l’enthousiasme de ce public debout dansant devant la scène, pour 2 ou 3  rappels, avant que le soufflé ne retombe, à grands regrets d’ailleurs et ne daignera quitter la salle qu’après que les lumières ne se rallument et que la musique de fond  prenne le relais.

 

Un concert qui restera dans les mémoires et un excellentissime Ron HACKER qui prends ainsi place, et de choix, dans les anales de l’association EDEN DISTRICT BLUES.  

Que du bonheur…

 

 

Ron Hacker. Photo Michel Faton.
Ron Hacker. Photo Michel Faton.

 

Texte et photos de Michel Faton (Radio Blues Gap)

SOIRÉE BLUES DU FESTIVAL DE JAZZ DE DRAGUIGNAN

Le samedi 30 novembre à Draguignan (83)

MAD IN BLUES and The Chicago Family (Fr)

MacMANNUS BBB (Fr)

BIG DADDY WILSON (USA)

 

 

 

Festival de Jazz de Draguignan : message reçu

C’est devenu un incontournable ! Le Festival de jazz de Draguignan par la qualité et l’originalité de sa programmation a su conquérir un large public qui, lors de sa dernière édition - les 29 et 30 novembre dernier - a envahi avec ferveur le théâtre communautaire.

Mad in Blues and The Chicago Family pendant le concert. Photo Gérard Flandrin.
Mad in Blues and The Chicago Family pendant le concert. Photo Gérard Flandrin.

 

 

Quelle chaleur ! Difficile dans ce contexte d’assurer le lever de rideau de la deuxième soirée.

Trente minutes pour convaincre ! Un véritable challenge que les six compères de Mad In Blues ont su relever avec talent. Ils ne s’en sont pas laissés conter et se sont lancés avec courage et brio – si, si on peut le dire – dans la cour des grands.

Ça faisait longtemps que je ne les avais pas vus sur scène. Les progrès sont indéniables. Dès les premières mesures du mythique «Back at the Chicken Shack» on sent bien que le groupe a gagné en finesse (trop peut-être et on aimerait parfois que la machine s’emballe un peu plus «Hey hey the blues is alright») et en cohésion.

Du balcon le son du clavier est très en retrait. C’est dommage. La section rythmique assure l’ensemble. La voix de Gildas est encore très rock’n roll (la gestuelle, la posture surtout aussi) mais le blues reste affaire d’expression. Il en va de même pour les morceaux. J’aurais aimé un peu plus de fidélité aux versions originales. Ne suis-je pas connu pour être un intégriste ? Mais après tout c’est leur feeling et ils ont su le communiquer à un public de plus en plus enthousiaste au fil de la soirée, et c’est très bien ainsi…

 

 

Mad in Blues and The Chicago Family, fin de concert. Photo Gérard Flandrin.
Mad in Blues and The Chicago Family, fin de concert. Photo Gérard Flandrin.
Paul Mayan (alias McMannus) Photo Gérard Flandrin.
Paul Mayan (alias McMannus) Photo Gérard Flandrin.

 

 

Quelques secondes plus tard – pas vraiment de changement de plateau - entrait en scène McMannus BBB. Traduisez : Blues & Boogie Band ! Paul Mayan (alias McMannus), basse et chant - dans un numéro d’équilibriste périlleux – emmène ce combo d’enfants du pays à travers des contrées qui ne me parlent pas : trop rock, trop jazz, trop country, trop démonstratif… (A quoi sert d’exhiber une guitare à deux manches si c’est pour jouer qu’avec un seul ?) Une découverte pour moi qui, disons le, n’ai pas apprécié, mais pas pour le public qui a réservé à ces excellents musiciens encensés par la critique, une véritable ovation.

McMannusBBB pendant le concert.
McMannusBBB pendant le concert.

 

Le temps d’un petit tour coté buvette et entre en scène, un autre personnage atypique du Blues, un Monsieur qui navigue hors des sentiers battus. Un Afro-Américain natif de Caroline du Nord, ouvrier agricole dans les plantations de tabac et de coton, qui découvre le blues en Allemagne, qui vit en Europe et s’accompagne de percussions africaines… J’ai nommé  Big Daddy Wilson.

Big Daddy Wilson. Photo Gérard Flandrin.
Big Daddy Wilson. Photo Gérard Flandrin.

 

 

La magie opère instantanément quand il commence à chanter de sa voix chaude et inspirée.  Avec naturel, conviction et une puissance émotionnelle peu commune, il entraîne le public dans son histoire, une histoire mâtinée de blues, de boogie, - du vrai !- mais aussi de ces airs de country-music et de Gospel, qui ont bercé sa tendre enfance. Son style vocal, sa capacité à raconter des histoires, son charisme et son authenticité en font un véritable messager du Blues. Le théâtre communautaire dans une écoute respectueuse a vibré à l’unisson ce 30 novembre dernier.

Et après deux rappels, gageons que le message a bien été reçu.

 

 

 

 

 

Sven Lidvall (basse), Big Daddy Wilson (chant) et Staffan Astner (guitare). Photo Gérard Flandrin.
Sven Lidvall (basse), Big Daddy Wilson (chant) et Staffan Astner (guitare). Photo Gérard Flandrin.

 

 

Texte Jack Blues (Jack's Blues Café). Photos Gérard Flandrin.

 

 

CHICAGO BLUES FESTIVAL 2013

Le jeudi 5 décembre à SALERNES (83)

LINSEY ALEXANDER : vocals/guitar

NELLIE "TIGER" TRAVIS : vocals

HARMONICA HINDS : harmonica/vocals/guitar

FABRIZIO "BREEZY" RODIO : guitar

POOKY STYX : drums

DONALD SIMMONS : bass

Fabrizio "Breezy" Radio. Photo J-M Rock'n Blues.
Fabrizio "Breezy" Radio. Photo J-M Rock'n Blues.

 

Pour les amateurs de blues, comme tous les ans, le Chicago Blues Festival à Salernes est attendu avec excitation et impatience.
Cette année, comme souvent, l'affiche est prometteuse et comme la météo est plutôt clémente la salle du cinéma La Tomette est encore une fois pleine à craquer. On y ajoute des chaises.
La persévérance d'André Fanelli, organisateur de la fête, est donc encore une nouvelle fois récompensée.


Le concert commence par un instrumental emmené par le jeune Fabrizio "Breezy" Radio à la guitare, Pooky Styx aux drums et Donald Simmons à la basse, histoire de pouvoir annoncer, avec sa voix taillée pour des annonces à l'américaine, la première tête d'affiche de la soirée, Harmonica Hinds.

 

Harmonica Hinds. Photo J-M Rock'n Blues.
Harmonica Hinds. Photo J-M Rock'n Blues.

 

La présence sur scène de ce musicien charismatique qui fait partie de la nouvelle génération du "Chicago Blues des années 70" (avec une première apparition en europe au Berlin Jazz Festival en 1977) donne immédiatement le ton de la qualité que va nous offrir tout le concert.

C'est un personnage mince, sobre et élégant dont le chant vibrant et enthousiasme, entre deux sons presque accoustiques et bien râpeux de son harmonica, nous montre qu'il est bien l'héritier des Little Walter, Louis Myers, Sonny Terry ou James Cotton, interprétant avec talent et un profond respect du blues imbibé de Chicago. Un régal.

 

 

Linsey Alexander. Photo André Fanelli.
Linsey Alexander. Photo André Fanelli.

 

 

La deuxième "Légende du Blues" à monter sur scène sera l'imposant et exubérant Linsey Alexander. A soixante-et-onze ans, ce sympathique bluesman qui a inlassablement écumé toutes les scènes des clubs de Chicago pendant des décennies a mis longtemps avant de se faire connaitre en dehors du circuit de la Windy City.

Showman infatigable aimant faire le pitre, et, avec son humour grinçant et irrésistible charmer les femmes du premier rang, il se révèle aussi un excellent vrai bluesman dont la profondeur et le feeling se retrouvent autant dans son chant chaleureux et expérimenté que dans le son de sa guitare aux saveurs d'un Buddy Guy et autre B.B.King. En outre, il ne se prive ni de faire monter des chorus d'une flamboyance chauffée à blanc, ni de faire pleurer sa Gibson de quelques longues notes puissantes qui nous transportent directement sur Clark Street.

 

 

Nellie "Tiger" Travis en concert. Potos J-M Rock'n Blues.
Nellie "Tiger" Travis en concert. Potos J-M Rock'n Blues.
Nellie "Tiger" Travis avant le concert, assise sur une chaise du sculteur-céramiste Alain Vagh à Salernes. Photo André Fanelli.
Nellie "Tiger" Travis avant le concert, assise sur une chaise du sculteur-céramiste Alain Vagh à Salernes. Photo André Fanelli.

 

 

La dernière de cette prestigieuse affiche, annoncée avec force et conviction par "Breezy" Radio à sa venue sur scène, sera la chanteuse Nellie "Tiger" Travis que je découvre ce soir.

Avec ses performances scéniques pleines d'énergie et de punch et sa voix puissante qu'elle maîtrise sans faille, la sulfureuse Nellie n'a pas usurpé son surnom de tigresse.

Installée dans la cité des vents en 92 mais peu connue en France, cette émule et amie de Koko Taylor sait chanter, c'est le moins qu'on puisse dire, et on ne s'étonne pas qu'elle ait reçu le titre de "New Queen Of The Blues de Chicago" par Bluesman Purvis Spann, honneur déjà décerné il y a quelques années à Koko Taylor.

Elle marquera à coup sûr le public de ce dernier Chicago Blues Festival  avec des grands classiques dont elle s'acquitte avec bonheur (Got My Mojo Working, Hoochie Coochie Woman), mais aussi par cette chanson très émouvante qu'elle a écrit en hommage à sa consoeur : "Koko Queen Of The Blues".

 

Donald Simmons. Photo J-M Rock'n Blues.
Donald Simmons. Photo J-M Rock'n Blues.

 

Applaudis plus que chaleureusement à chaque fois par une assistance de connaisseurs, les trois artistes, toujours soutenus par nos trois autres virtuoses en rythmique (et je pense que c'est incontestablement Fabrizio, Pooky et Donald qui me laiseront le meilleur souvenir), se retouvent finalement ensemble sur scène pour un final qui s'éternise devant un plublic aux anges.

La salle toute entière debout réclame un dernier rappel qui se fera sur un meddley réunissant "Every Day I Have the Blues", "Sweet Home Chicago", "The Blues is Alright" et autres standards sur un même bon shuffle bien pêchu.

 

Bref, encore un concert et une ambiance inoubliables à la Tomette.

 

Pooky Styx. photo J-M Rock'n Blues
Pooky Styx. photo J-M Rock'n Blues

 

Texte Jean-Louis Guinochet. Photos J-M Rock'n Blues et André Fanelli.

 

 

 

PIERRE SIBILLE

Le vendredi 13 déc. au Théâtre du Rocher. La Garde (83)

Le théâtre du Rocher de La Garde (Complet) recevait ce vendredi 13 décembre 2013, Pierre Sibille dans ses terres varoises qui a sorti pour cette occasion son orgue Hammond B3 aux sonorités savoureuses.


Une première partie sous forme de film (Light in Sénégal) projeté sur écran géant, nous fera découvrir l’engagement de Pierre Sibille vers l’enfance sans abris et son concept «Blues’Up» basé sur l’échange entre musiciens indépendants et isolés qui partagent la même passion pour le Blues, Jazz, Soul, Funk….

 

 

Photo site Pierre Sibille.
Photo site Pierre Sibille.

 


Le set s’est ensuite déroulé sans entracte avec les morceaux (Smartphone Blues,….) pour la plupart extraits de son dernier album «Catch Me I’m Falling».

Pierre Sibille par ses compositions à la voix grave posée sans démesure, à l’orgue et à l’harmonica nous a délivré ses influences, Ray Charles, Nina Simone, Etta James, Janis Joplin, Donny Hathaway ,….  accompagné de Philippe Jardin à la batterie, Laurent Menier à la guitare, et en guests : Mano Camara pour quelques interventions vocales chaloupées et Pierre Chabrèle à la basse et surtout au trombone avec un phrasé riche et riffs énergiques ; ces musiciens accomplis et de talents, grâce à la générosité de Pierre se sont tous exprimés lors de larges interventions solistes et  nous ont transportés comme dans un pur live digne du Club de Nick Ashford et Valérie Simpson le «Sugar Bar» endroit mythique New-Yorkais que Pierre Sibille affectionne particulièrement pour son public et ses diverses rencontres musicales. Un hommage à Léo Ferrer arrangé «sauce Sibille» et un finish sur un reggae façon raga (titre-phare « Light in Sénégal ») a orné ce spectacle de poésie et d’exotisme….

 

Photo site Pierre Sibille.
Photo site Pierre Sibille.

 

Texte Jean-Pierre Kaizer